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Etudes pour les Institutions

Politiques de libéralisation

La libéralisation des économies est engagée depuis de nombreuses années dans les pays en voie de développement, le plus souvent sous la pression des bailleurs de fonds. Elle a pour finalité d’améliorer la fluidité et l’efficience des diverses activités et, dans le cas des filières agricoles, d’améliorer le pourcentage de la valeur ajoutée revenant aux agriculteurs.

 

Si l’objectif final est relativement bien cerné, la manière d’y parvenir est rendue difficile par le fait que les acteurs ne sont pas préparés, ou le sont inégalement, à fonctionner sur un mode contractuel et non plus administré, et à prendre en charge des fonctions auparavant assurées par l’État. Une libéralisation totale et immédiate entraînerait inévitablement la désorganisation des filières aux dépens des agriculteurs qui, souvent peu organisés et situés en bout de chaîne, sont généralement les acteurs les plus faibles économiquement.

 

Les principes d’HORUS-Entreprises :

  • La libéralisation des filières agricoles, lorsqu’elle est justifiée, doit être soigneusement préparée et mise en œuvre progressivement ; elle doit notamment se fonder sur un diagnostic approfondi de la filière, de ses principaux acteurs et des facteurs d’efficience ou de blocage.
  • Certaines fonctions ne peuvent pas être totalement laissées aux mains du marché, car les conséquences pourraient être néfastes pour l’avenir de la filière ; à titre d’exemple, la libéralisation des filières coton doit impérativement être accompagnée d’un mécanisme garantissant le remboursement des crédits intrants, faute de quoi, les banques se désengageraient et les agriculteurs n’auraient plus accès aux intrants.
  • Des actions d’accompagnement doivent être définies avec équité de manière à permettre aux acteurs concernés de se professionnaliser, afin de prendre en charge efficacement certaines des fonctions auparavant assurées par l’État et de pouvoir négocier « à armes égales ».
  • Libéralisation allant de pair avec ouverture accrue des marchés, il importe de mettre en place un cadre réglementaire sur les importations qui, tout en respectant les principes de l’OMC et les engagements des États, permette aux acteurs de bénéficier d’une protection suffisante, mais non excessive, tout en étant prémunis contre des importations effectuées à des prix anormalement bas.
  • L’État conserve un rôle important dans une économie libéralisée ; il importe par conséquent de bien définir le périmètre de son intervention (mise en place et application du cadre réglementaire, fiscalité, normes de qualité, …) et de lui donner les moyens (humains, financiers, …) de tenir sa place dans un objectif d’efficience accrue.

 

HORUS-Entreprises est intervenue dans le cadre de la libéralisation :

  • De la filière coton au Mali, au Bénin, au Togo et au Burkina Faso ;
  • De la filière sucre en Côte d'Ivoire, à Madagascar et au Burkina Faso ;
  • De la filière palmier à huile en Côte d'Ivoire ;
  • De la filière blé tendre au Maroc ;
  • De la filière riz au Burkina Faso.